Je rencontre, ma nièce chilienne de trois ans ma cadette. Valentina. Elle veut m’emmener camper dans un parc national avec ses camarades. Il y a un lac, des forêts d’eucalyptus invasifs et deux cabanes de pêche abandonnées qui peuvent servir de plongeoir. Parfait pour eux. Un peu moins pour moi.
Je me suis caché derrière mon appareil photo, à capter leurs plongeons. Puis je l’ai laissé de côté. Et moi aussi, finalement, j’ai sauté.
Cette photo précède mon saut. C’est l’eau. La chaleur. Le vide. La vitalité d’un lâcher-prise.
« La pulenta ». C’est un mot familier de jeunes chiliens. Pour dire « C’est génial ». C’était ça.